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Carrière "Vaux Proverbes" Carrière de Gypse (Massif de l'Hautil) surface d'environ 10 hectares |
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| Le
Diaporama |
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| Origine du nom :
Le nom d'origine de la carrière s'appelle les "Hautmonts''.
Ce terme pourrait se traduire littéralement par "hauts
Mont", c'est à dire au sommet de la butte d'Hautil.
Ce terme renvoie aussi à "Hautil" qui est une contraction
de "haute île". |
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Histoire et organisation de la carrière : Vaux Proverbes est la carrière la plus ancienne du massif de l'Hautil : elle est déjà recensée en 1780. La surface actuelle n'est qu'une toute petite portion de ce que représentait la carrière originelle. Elle communiquait avec les carrières voisines de "Vaux Renard", "Port Maron" et la "mécanique" (aujourd'hui effondrée). On accède à la carrière des Proverbes par une jolie galerie de roulage qui est taillée dans la masse et par endroit appareillée avec des moellons de gypse. Cette galerie conduit à une chambre d'exploitation aux dimensions impressionnantes. La particularité du site réside en la présence de consolidations en meulières très variées, dites "à l'anglaises". Ces consolidations ont été réalisées par des maçons italiens, qui comblaient ainsi les périodes creuses de l'année. Le grand nombre de consolidations s'explique par le fait que le ciel de carrière est proche de la surface, du fait de la pente topographique forte. Elles datent au moins de 1855, comme le prouve une série de dates sur des arches. On parle parfois de véritable "cathédrale souterraine de gypse". On peut distinguer des consolidations de " prévention" et d'autres ouvrages qui consolident des fontis déjà bien avancés au moment des travaux. |
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| Très
belle série d'arches maintenant le ciel de carrière |
Consolidation
très esthétique d'un fontis naissant |
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| Arches
consolidant un fontis |
Série
d'arches de consolidation datant de février 1855 |
| On
peut noter les restes d'un deuxième niveau,
dont il subsiste actuellement uniquement la pente douce visible
via un soupirail. Ce niveau correspond à un banc de gypse
dur (2ème masse), qui est séparé du
gypse tendre via un banc de silex "fer de lance" bien
visible. |
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![]() Gypse "fer de lance" |
| Soupirail
menant au niveau inférieur |
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A l'extérieur on trouve un petit bâtiment qui correspond à l'ancienne écurie. On y installait les chevaux qui tiraient les tombereaux remplis de gypse. La traction animale fut utilisée pendant longtemps dans cette carrière. A l'époque le gypse extrait sortait par le cavage (toujours visible et datant de 1782) de la carrière "mécanique, voisine de cette dernière. Dans le prolongement du cavage, une pente douce équipée d'un treuil permettait d'acheminer le gypse dans des wagonnets vers les quais de Seine. Cette pente douce enjambait le chemin situé en contrebas, via un petit pont toujours visible. |
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| Pont
de l'ancienne pente douce de la carrière "mécanique"
(Photo JP. Delacruz) |
Ancien
cavage de la "mécanique" qui servait aussi à
"Proverbes" (Photo JP. Delacruz) |
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| L'ensemble de la butte de gypse de l'Hautil : Cette carrière fait partie d'un ensemble plus vaste qui est le massif de l'Hautil. La masse gypse d'Île-de-France se termine à l'ouest par cette butte témoin de l'Hautil. La masse cumulée de gypse qui occupe le massif mesure 33 mètres d'épaisseur et fut exploitée sur 800 hectares. L'exploitation de la butte débuta vers 1790 et entraîna le développement d'une importante industrie dans la région. Aujourd'hui, il ne reste plus que 200 hectares de carrière, les autres galeries ayant été comblées, foudroyées ou simplement écroulées. Auparavant, l'ensemble des carrières était reliées entre elles. Cette butte est évidemment non constructible, ce qui explique le développement d'un massif forestier très dense. Sur les vues aériennes, on aperçoit immédiatement une multitude de mares. Elles correspondent à des fontis en formation, qui se sont remplis d'eau en surface. Régulièrement, ces fontis s'effondrent, libérant en carrière leur masse d'eau. Le dernier accident a eu lieu en 1990, au cours duquel une caravane et un jeune homme furent engloutis. |
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| Carte
de la butte témoin de gypse de l'Hautil |
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| Etangs
dans des fontis en formation (carte IGN 25/1000éme) |
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| De plus, la fermeture systématique des entrées en cavage et des puits a favorisé l'accumulation de CO2. Ce gaz se trouve en pourcentage excessif au détriment du dioxygène. Ce phénomène a été accentué par l'apport de CO2, issu de la décomposition de la matière organique en surface (feuilles dans les mares et la litière), qui s'est infiltrée dans le gypse très poreux. Ce manque d'oxygène se traduit par un essoufflement et parfois des nausées. Les bougies ne s'allument plus. |
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| Le commerce du plâtre de l'Hautil : L'exploitation intensive de ce massif de gypse a engendré la création d'usines à plâtre sur les bords de Seine. La plus importante, était la "plâtrière" de Triel. Ces usines concassaient le gypse, afin de le réduire en poudre de plâtre. L'exportation du plâtre se faisait au départ par la route, sous forme de sacs chargés sur des charrois. Puis, on développa le transport fluvial par péniches, qui remontaient la Seine en direction de Paris. Un véritable port à plâtre se mis en place sur les berges de la Seine entre Triel et Vaux. Une grosse partie de la production était envoyée vers la Normandie, car les bateaux revenaient à vide de Paris, où ils montaient des marchandises. Une partie de ce plâtre servait d'engrais pour chauler les champs de normandie. Le reste était destiné à l'étranger (Angleterre, Italie, Belgique) via le port de Rouen. |
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| Usine
à plâtre de Triel-sur-Seine |
Usine
à plâtre "Saint-nicaire" de Vaux-sur-Seine |
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| Passerelle
menant au port à plâtre de Triel |
Port
de Triel-sur-Seine |